Président

Nenad Lalovic, originaire de Belgrade, en Serbie, a été élu septième président de la FILA lors d'un congrès extraordinaire à Moscou le 18 mai 2013.

M. Lalovic est devenu Président par intérim le 16 février 2013, après la démission du Président de la FILA M. Raphaël Martinetti. Son mandat durera jusqu'en septembre 2014, le reste du mandat en cours. Il sera alors éligible pour une durée de six ans en tant que Président de la FILA.

Agé de 55 ans il a rejoint le Bureau de la FILA en 2006 et a été réélu en 2012. Ancien Président de la Fédération serbe de lutte, il a fait partie du Bureau du CELA, et du CNO serbe.

M. Lalovic a été une figure incontournable du sport serbe après l'éclatement de l'ex-Yougoslavie. Après la guerre, son fils Milos a commencé à lutter dans un club local et il est devenu actif dans le petit club et la fédération nationale, puis Président de la Fédération serbe un an plus tard, il a contribué à façonner l'histoire sportive de la nouvelle nation.

Quand il est devenu président, les meilleurs lutteurs de la nation travaillaient dans le petit appartement du secrétaire général qui servait à la fois de bureau et de salle de gym. A partir de ce début M. Lalovic a contribué à transformer l'organisation en une fédération professionnelle avec de nouveaux bureaux, une infrastructure et il a commencé à organiser des compétitions internationales qui ont jeté les bases de la reconnaissance internationale. Les championnats de lutte gréco-romaine d'Europe juniors ont eu lieu à Subotica, en Serbie, en 2002 et le Championnat canadien senior a eu lieu en 2003 à Belgrade. La Serbie a remporté des médailles dans les deux compétitions, les premières dans ce sport pour le nouveau pays. Il a ensuite été choisi par le CELA pour s’occuper des compétitions de Coupe Européenne. Un an plus tard, en 2004, il a été nommé au Bureau du CELA pendant son congrès. En 2006, aux championnats du monde à Guangzhou, en Chine, il a été élu au Bureau de la FILA. En 2012, à Londres, il a été réélu au Bureau dès le premier tour. Il a été membre du Département Législatif et d'Ethique de la FILA.

Né à Belgrade, en Yougoslavie, en 1958, Nenad Lalovic a voyagé dans le monde avec son père Milos, qui a été ambassadeur de la Yougoslavie en Tunisie, au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Belgique et en Suisse. Il a fréquenté l'école primaire en Tunisie, en Yougoslavie et en Belgique, et a terminé ses études secondaires à Genève.

Pendant ses études à l'université de Belgrade, Nenad Lalovic a commencé une carrière réussie dans les affaires avec une agence de voyage française à Dubrovnik et à Paris. Il a obtenu son diplôme en génie mécanique à l'Université de Novi Sad.

Il est retourné à Belgrade et a lancé ses propres affaires, un restaurant, un club de tennis et il a commencé la production de shampooings naturels. En 1995, il rejoint une entreprise de construction en Russie dans laquelle il est actuellement associé au sein du cabinet. Il est également importateur de voitures et de motos Suzuki en Serbie.

Nenad Lalovic et son épouse Alexandra se sont mariés en 1986. Professeur à l'Académie Nationale Serbe de musique et de pianio, elle est diplômée de l'académie alors qu'elle est encore adolescente, après avoir été admise à 16 ans. Elle a enseigné dans une école pour jeunes musiciens talentueux à Cuprita en Serbie pendant 15 ans avant d'accepter un poste à l'Académie Nationale Serbe. Ils ont un fils Milos et une fille Nina. Milos dirige la société de shampooings, après avoir obtenu une maîtrise à la London School of Commerce et est actif dans une entreprise de construction. Nina travaille pour Gazprom à Belgrade et vend des produits pétroliers de la société russe qui a des raffineries en Serbie.

Présidents de la FILA

  • Einar Raberg, Suède. 1921-24
  • Alfred Brull, Hongrie, 1924-29
  • Viktor Smeds, Finlande, 1929-52
  • Roger Coulon, France, 1952-71
  • Milan Ercegan, Yougoslavie, 1972-2002
  • Raphael Martinetti, Suisse, 2002-2013

A voir aussi :

Découvrez cet article du Times magazine sur le Président Lalovic:
http://keepingscore.blogs.time.com/2013/05/28/can-one-man-save-olympic-wrestling/